January 12, 2017

Il n'existe aucun album de famille de l'époque ou ils habitaient la Corée. Je suis dans ce projet en recherche d'images, de souvenirs oubliés, de lieux, de noms et de regards croisés.

Mon but est de reconstruire une archive familiale qui tend à se faire oublier, mais aussi de comprendre nos racines pour ainsi pouvoir les transmettre à mes enfants.

Je suis intéressée par l'existence de différentes formes de mémoire ; des souvenirs d'enfants, la mémoire collective, celle réinventée ou oubliée, ou même une possibilité de mémoire transmise. 

Je suis également captivée par la notion de transmission orale, d’oralité et la relation avec l’oraliture.  Du fait, je me questionne où se situe le statut de l'écriture dans cette volonté de mémoire ? Ce qui m'est conté lors de ces entrevues est déjà transformé par le passé, les 65 ans qui nous précèdent. Je me propose alors de raconter, recréer, réinventer ces souvenirs qui me sont transmis. 

September 1, 2016

"Les souvenirs qui resurgissent en moi

Profondément enfouis, Calfeutrés par des actions insignifiantes 

Par le doux confort du quotidien.

En botanique, la racine est l'organe souterrain d'une plante servant à la fixer au sol et à y puiser l'eau et les éléments nutritifs nécessaires à son développement. Que se passe-t-il quand on arrache un être de son environnement

Pour le replanter ailleurs ?

Quand les conditions le permettent, il faut un moment d’adaptation, court ou long, et l'on survit. On oublie ce qu’il y avait derrière nous, on s’ancre encore plus fort dans cette terre qui n’est pas la nôtre.

Parfois une petite valise sentant la naphtaline peut nous faire réaliser

que sur nos racines, était resté un morceau de terre fertile de notre enfance."  

                                                                           (extrait du recueil "déracinée", 2016)...

August 2, 2016

Lumière tamisée, sous la moustiquaire 

parfois la résonnance cristalline d’un furin 風鈴

chaleur écrasante par une nuit d’étoiles filantes 

Assise, seule sur le porche en bois, un genou relevé 

Je ne réfléchis même plus 

au mouvement 

lent et précis 

de mon sensu 扇子

Je n’entends rien d’autre 

Que les hurlements des criquets en rut 

et ce petit être 

en moi 

qui bat 

(extrait du recueil "déracinée", 2016)

June 2, 2016

 Mai 2016, Ignition 12, The Leonard & Bina Ellen Art Gallery (group show), Montreal

"Déracinée" se conçoit comme un recueil comportant plusieurs chapitres d’un même récit familial. Chaque volet utilise une stratégie créative distincte (photographie, écriture, vidéo et son) pour parler d’un sujet, d’une histoire ou d’un moment lié au déracinement, comme la recherche d’identité, la quête de sa patrie, la transmission de l’héritage culturel, le souvenir de l’exil. Au-delà d’une exploration personnelle de la mémoire familiale, ce travail vise à comprendre ce sentiment unique et intangible qu’est le déracinement.

May 2, 2016

                                                            2016, MFA group show 

December 2, 2015

September 1, 2015

Les sons, la nuit.

Ce qui enveloppe ces images c’est surtout le silence. Tellement surprenant dans un pays comme le Japon. Le calme est parfois interrompu par une mobylette qui passe ou un vélo à toute allure. On entend ses propres pas, on entend parfois le son de la télé qui vient des maisons. C’est le silence des souvenirs d’enfance des étés passés chez ma grand-mère, les grillons, la mobylette du livreur de soba, le train au loin…

Photographier.

La nuit, je dois faire attention à toutes les sources de lumières ; une lanterne de rue, l’intérieur d’une maison, une voiture qui passe à toute allure, la lampe d’un vélo, ou même le bout de la cigarette d’un « salary man » rentrant chez lui. Je prends donc le temps. La pose est longue. Je calcule dans ma tête, c’est très instinctif.

Parfois, il arrive aussi que mon trépied bouge légèrement pendant ce long temps de pose. Le résultat n’est pas raté, au contraire l’image est magique.

(...)

June 9, 2014

 cover by Kathryn Shriver

“Hidden mother” photographs are Daguerreotype and tintype portraits of babies and

children taken from the advent of photography until the late 19th century. The

uniqueness of those portraits is the constant presence of a hidden parent (generally

the mother) cloaked under a cloth to hold the child and prevent it from moving, in an

epoch where the exposure times were long.

Why do “hidden mother” images fascinate us? First the images are incomparable to

any elements that we know. They are bizarre, haunting and surreal, yet they seem

like a mundane and established process at the time. Then beyond the bizarreness of

the images, one cannot deny the question of what was the condition of the parent

kept hidden under the clothes. The images confront us to the role of mothers in

society then and now.

The project originated from my own perspective, my own lived experience of

becoming a mother of two children. In taking the responsibility of a mother I felt my

Self just slept away. Dur...

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